Retour sur l’engagement de Laurence Fischer, karatéka sans frontières

Dans ses interviews, elle explique qu’elle avait plus envie de tutus roses que de ceintures noires, mais c’est sur un tatami qu’elle s’est accomplie. Laurence Fischer, championne du monde et d’Europe de karaté qui a mis fin à sa carrière internationale en 2006, a transmis sa passion jusqu’à Kaboul.

Désormais entraîneur, Laurence Fischer est depuis 2003 marraine de l’association « Sport Sans Frontières ». L’un de ses combats ? Défendre la cause des femmes afghanes, et leur émancipation par le sport.

Regardez le reportage réalisé par France 2 en 2006 sur l’engagement de cette sportive qui est partie un mois en Afghanistan donner des cours de karaté à de jeunes femmes très motivées !

Dans une interview à Doctissimo, elle raconte ce qui l’a marquée pendant ce séjour en Afghanistan : « Leur force. Quand je suis arrivée, elles m’ont fait une démonstration de karaté. Malgré leur silhouette frêle, leur niveau et la force qu’elles dégageaient m’ont bouleversée. Je suis arrivée avec tout un tas de clichés, j’appréhendais de les voir toutes semblables dans leur burka, effacées… mais c’est tout le contraire ! Ces femmes-là sont d’une force et d’une solidarité incroyables. Elles ont du caractère. Par contre, elles avaient besoin d’une autorisation pour être là, hors de question de venir en cachette, et impensable pour les femmes mariées, avoir peur et devoir demander la permission faire du sport, c’est ça que je trouve dommage, mais hélas, pas besoin d’aller en Afghanistan pour ça. »

Et explique ce que le sport peut apporter à ces jeunes femmes afghanes : « Le sport pour elles, c’est un moyen de s’échapper. Mais après, elles sont comme nous : elles sont coquettes, ont peur de grossir et veulent pouvoir se défendre dans la rue. Quand il nous arrivait de nous retrouver entre femmes, je découvrais que sous leur voile et leur burka, elles avaient de jolis ensembles et le dernier sac à main à la mode. Finalement, elles ont les mêmes préoccupations que nous toutes ! A travers le sport, on veut surtout qu’elles prennent conscience de leur corps. Comme dans la culture japonaise (et donc l’art martial), les femmes afghanes ne laissent rien paraître. Je voulais qu’elles puissent s’exprimer. »

Je vous invite également à découvrir la vidéo du site « One Heart Channel » avec une interview de Laurence Fischer.

Plus d’infos : www.sportsansfrontieres.org

J’en profite pour vous en dire un peu plus sur « Sport Sans Frontières ». C’est une association de solidarité internationale, agréée par le Ministère des Sports et reconnue d’intérêt général. Depuis 1999, elle met en place des programmes de développement pour les populations vulnérables en utilisant le sport comme outil éducatif, thérapeutique et de sensibilisation.

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