Hip hop et breakdance : place aux femmes !

Dimanche dernier, j’ai eu la bonne surprise de découvrir Karim Ghajji, champion de breakdance et de boxe, dans l’émission Stade 2. Mon seul regret ? N’avoir vu que des danseurs, aucune danseuse !

Or, les Françaises brillent sur la piste de danse ! En témoigne le duo B-Girls constitué de Marion et d’Aliya. Elles ont représenté la France il y a quinze jours à Montpellier au Braun Battle of the year. Cette compétition est considérée comme les championnats du monde de hip hop. Elles ont perdu en finale contre les Japonaises. Cette deuxième place est une belle performance, dans la lignée de leur titre de championnes de France cette année.

Découvrez le témoignage d’Aliya, 30 ans, infirmière à Perpignan.

« J’ai d’abord fait de la danse contemporaine pendant 10 ans, avant de me mettre au hip hop un peu par hasard lors de mes études à Bruxelles. Cela fait huit ans que je m’entraîne avec Marion, et trois ans que nous faisons vraiment des compétitions. J’aime le hip hop car ce sport allie danse et musique. On peut aussi faire des performances en équipe ce qui est très sympa. On s’entraîne trois à quatre fois par semaine, environ 3h à chaque fois, et tous les jours en période de compétitions. Cela reste une pratique en loisirs, donc c’est parfois un peu dur à conjuguer avec la vie professionnelle et personnelle. Cela demande des concessions, mais nous sommes ravies que cela paie cette année, c’est vraiment notre année !

Le breakdance reste encore une discipline méconnue, trop de préjugés lui collent à la peau. C’est une danse née dans la rue, que l’on pratique encore parfois dehors, mais il ne faut pas faire d’amalgame avec une pratique de mauvais genre. C’est une culture faite de tolérance, de partage et de mixité. C’est un univers masculin, mais les femmes y trouvent leur place : on bat même certains garçons maintenant ! Il y a dans les battles une part de provocation qui fait partie du jeu, il faut aller chercher l’autre, mais il y a beaucoup de respect. Pour débuter, il faut simplement être sportive à la base, avoir le rythme dans la peau et l’oreille musicale. Pas besoin d’être très souple, ni très musclée ! Cela surprend les gens quand je dis que je fais du hip hop, mes patients n’en reviennent pas, surtout que je travaille en milieu rural. Ca intrigue, surtout à mon âge ! »

Voici les vidéos de la finale France en juillet dernier à Nîmes




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